S’asseoir sur la banquette deux places, indiquer la destination au chauffeur et se laisser guider tranquillement jusqu’au point d’arrivée. Vous êtes dans un taxi traditionnel ? Non, vous avez pris place dans un vélo-taxi. D’ici à la fin du mois de juin, cinq tricycles devraient circuler dans le centre-ville de Toulouse, à une vitesse moyenne de 8 à 12 km/h.

Engagement “10 minutes”
Totalement écolo — quand les mollets du chauffeur peinent dans un raidillon,un moteur électrique situé dans la roue avant soulage ses efforts —, le projet CycloVille, porté par Cyril Marcerou, à Toulouse, est inspiré d’expériences similaires menées depuis deux ans à Lille, à Pau ou aux Sables-d’Olonne. “Le relief plat de la ville se prête au vélo-taxi, et nous nous adressons à une clientèle différente de celle des autres taxis, comme les personnes âgées, les femmes avec enfants ou les personnes à mobilité réduite”, explique Cyril Marcerou.

Dans un premier temps, ces véhicules circuleront dans l’hypercentre, mais, Cyril Marcelou indique : “Nous nous engageons à aller chercher la personne en dix minutes.” Il espère développer la formule dans les autres quartiers de la ville et table sur une flotte d’une vingtaine de tricycles : la publicité, mais également une contractualisation avec les collectivités locales lui permettraient de pérenniser son entreprise.

A ces revenus s’ajoute le prix de la course : un euro le kilomètre et un euro pour la prise en charge. “C’est certain, nous sommes moins chers mais aussi moins rapides qu’une voiture !” glisse-t-il enfin en souriant. Le respect de l’environnement est peut-être à ce prix.