L’Assemblée nationale a adopté hier soir le projet de loi OGM. Après le coup de théâtre du rejet, la semaine dernière, le gouvernement a réussi à resserrer les rangs de sa majorité obtenant une victoire confortable de 289 voix contre 221, pour 533 votants et 510 suffrages exprimés.


Les députés UMP et une partie de ceux du Nouveau Centre ont voté pour, PS et GDR (PCF-Verts) ont voté contre. Ce texte, très contesté,  vise à établir les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles. « Ce projet de loi est tellement mauvais qu’il va provoquer des remous importants sur le terrain et créer des problèmes d’interprétation », souligne André Chassaigne, député communiste auteur d’un amendement visant à restreindre les cultures OGM pour protéger les labels de qualité. « Le projet de loi Grenelle qui va bientôt être discuté à l’Assemblée contient une partie consacrée à l’agriculture biologique et à la certification environnementale : ce sera une porte d’entrée pour poser à nouveau la question des OGM », poursuit-il.

Issu du Grenelle de l'environnement, le texte compte parmi ses dispositions l'instauration d'un « délit de fauchage ». Le leader altermondialiste et faucheur volontaire José Bové a d’ores et déjà annoncé le ton. « Pour qu’une loi soit respectée, il faut qu’elle soit respectable », déclarait-il hier. L’adoption définitive du texte devrait avoir lieu jeudi au Sénat.