La Cour administrative d ’appel examinait mardi la requête des parents de Mohammed, 9 ans aujourd ’ hui, et handicapé à vie à 100%, suite à un accouchement difficile intervenu à l ’ hôpital de Bourg-en-Bresse. La faute, selon l ’avocate de la famille Ijjou à une erreur de diagnostic, et à une césarienne qui n ’a pas été faite, alors même que l ’ enfant présentait des bradycardies (accélérations cardiaques).

Le Commissaire du gouvernement a rappelé que lors de l ’accouchement, la sage-femme, constatant les anomalies, avait bien tenté de faire venir les médecins, mais le père s ’était interposé physiquement pour interdire l ’accès de la salle d ’accouchement à toute présence masculine. « L ’expert a qualifié M.Ijjou d ’intégriste » , a-t-il cité .

Pour l ’avocate de la famille, Me Isabelle Damiano, « l ’hôpital aurait dû faire intervenir les forces de police » . « L ’hôpital est un lieu de soin, les patients ont des droits mais aussi des devoirs, et M.Ijjou ne peut pas faire valoir sa propre turpitude pour faire valoir ses propres intérê ts » , a répliqué Maître Anne-Marie Regnoux, avocate du Centre hospitalier. « Mon père a paniqué» , a confié Assia, la sœur de Mohammed. La commissaire du gouvernement a proposé le rejet de la requête, et 1000 euros pour recours abusif. L ’affaire a été mise en délibéré .