La biodiversité serait-elle le parent pauvre du réchauffement climatique en matière de préoccupations environnementales ? Plus pour longtemps. C’est du moins ce que souhaite obtenir la neuvième réunion des pays signataires de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (CDB) réunis à Bonn, en Allemagne, depuis lundi et jusqu’au 30 mai. Déforestation et exploitation raisonnée et équitable des ressources naturelles sont à l’ordre du jour, ainsi que la création d’un « Giec » de la biodiversité.
L'Imoseb lancé en 2009
Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat a fait ses épreuves réunissant des scientifiques du monde entier pour ressembler la connaissance mondiale sur le réchauffement climatique et proposer des solutions. Pour la biodiversité, le groupe a été baptisé Imoseb (Mécanisme mondial d'expertise scientifique sur la biodiversité) et devrait être lancé dès 2009. Il n’est pas trop tôt : aujourd’hui, un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont menacés.
Ahmed Djoghlaf, secrétaire général du CDB, a exhorté les 6000 délégués de 191 pays à ne pas prendre de demi-mesures face au défi représenté par la perte accélérée et massive de biodiversité. « Libérez les 565 mots qui restent entre parenthèses, contenues dans les 173 pages de décisions que vous avez devant vous », a-t-il demandé aux participants.








































