La trame du film vous a été inspirée par votre expérience personnelle.
Oui. Un soir, en rentrant de tournage, je vois un homme sortir en courant de chez moi, avec mon appareil photo autour du cou ! Je le chope, le ramène à la maison où se trouvait encore son complice. Lui avec son couteau, moi avec une barre de fer, on a commencé à palabrer pour calmer le jeu. Ca a duré toute la nuit, et je n’ai pas appelé les flics. Est née une relation improbable. Par la suite, je suis même allé boire des verres avec eux. Et deux mois plus tard, ils m’ont tout piqué. Je me suis senti humilié et trahi… et j’avais la trame de mon film.
En fait, Yvan, le personnage que vous interprétez, c’est vous !
Oui. A l’origine, je ne voulais pas jouer dans mon film. Je me sentais incapable d’être à la fois réalisateur et acteur. Mais le personnage me colle tellement à la peau que j’ai accepté. Toute la culpabilité que ressent Yvan vis-à-vis de sa famille, parce qu’il n’a pas assumé assez de choses, oui je l’ai vécu.
Elie, qui vous cambriole, est toxicomane. Pourquoi avoir introduit la drogue dans le scénario ?
Ce n’est pas un film sur la came mais ce thème s’est imposé parce que j’habite Liège, la ville des tox’, et que parmi mes amis il y en a beaucoup.


















