La Minganie est peu fréquentée des visiteurs. Ceux qui font le chemin jusqu’à cette région située à
la limite de la toundra ne reviennent pourtant jamais déçus. Avec sa lumière particulière, son environnement sauvage propice à l’observation de la faune et ses innombrables rivières à saumons, la Minganie mérite bien quelques heures de trajet supplémentaires.
• la LONGUE-POINTE-DE -MINGAN
Ceux qui auront été déçus par les conditions d’observation des baleines à Tadoussac trouveront ici leur bonheur, en combinant une sortie en mer à la visite du musée. La station propose, de la mi-juin à octobre, des excursions d’observation des baleines avec des biologistes (les mois d’août et de
septembre sont les plus favorables).
Caractérisées par une rigueur scientifique qui fait souvent défaut aux autres bases d’observation des baleines, elles sont considérées comme un must et permettent de bénéficier d’une interprétation in situ du comportement des mammifères marins. Les départs ont lieu tôt le matin.
Plusieurs sociétés proposent des sorties en mer vers l’archipel de Mingan depuis Longue-Pointe-de-Mingan. Plus modestes que leurs homologues de Havre-Saint-Pierre, elles utilisent des bateaux plus petits et se distinguent par leur atmosphère plus conviviale. Elles mettent le cap vers les îles proches de Longue-Pointe-de-Mingan : l’île aux Perroquets – où vous pourrez voir des macareux – et l’île Nue, où se trouvent quelques monolithes.
» Centre d’accueil et d’interprétation de Longue-Pointe-de-Mingan (Tél. 949-2845 ; 625 rue du Centre; 15 juin-sept ; 9 h-18 h)
• RÉSERVE DE L’ARCHIPEL DES ÎLES-DE-MINGAN
Il faut impérativement prévoir de vous arrêter à ce chapelet d’îles (43 au total) et d’îlots (900 environ).
La réserve s’étire sur près de 150 km de part et d’autre de Havre-Saint-Pierre, et se distingue par la richesse de sa faune arctique et ses étonnantes formations géologiques. Protégée par son statut de réserve de parc national, elle est le point d’orgue d’une visite en Minganie. C’est un véritable paradis naturel. Une large variété de plantes arctiques et alpines, de mousses et de lichens, dont 75 plantes jugées rares, poussent sur l’archipel. Il sert par ailleurs de refuge à près de 200 espèces d’oiseaux, dont les petits pingouins et le macareux moine, surnommé “perroquet des mers”. Ils sont très nombreux sur les îles du Sanctuaire, aux Perroquets, de la Maison et sur l’île à Calculot.
En bordure de mer ou au large, vous pourrez également observer des petits rorquals, des rorquals bleus, des rorquals à bosse, des phoques gris et des phoques du Groenland.
L’archipel de Mingan comprend également la plus grande concentration de monolithes au Canada. Ces sculptures de calcaire prennent les formes les plus diverses : queue de baleine, visage, botte… L’île Quarry, sur laquelle des sentiers de randonnée ont été aménagés, en compte les plus beaux
exemples. Vous en trouverez également sur les îles de la Fausse-Passe, de Niapiskau et sur l’île Nue.
Carnet pratique
Quand partir: le Québec se visite en toute saison. L’activité touristique
est cependant très ralentie entre avril et mi-mai et de fin octobre à début
décembre. Durant ces périodes, la plupart des hébergements,
les restaurants et les musées (en dehors des grandes villes) sont fermés.
Sites Internet :
www.lonelyplanet.fr pour
un forum de discussion, des
profils de destination, des conseils variés et des liens utiles.
www.mri.gouv.qc.ca/paris : site de la Délégation générale du Québec à Paris
pour connaître la vie culturelle, obtenir des renseignements sur
l’immigration.
www.chemin-des-erables.com : un site très complet, truffé d’informations
touristiques et culturelles.































