La mode Maupassant se poursuit. Après deux saisons de belle facture, France 2 diffuse le téléfilm d’Elisabeth Rappeneau d’après la nouvelle La Maison Tellier. Odile Tellier, propriétaire d’une maison close, est invitée à la première communion de sa nièce et filleule à la campagne. Comme ses “employées” sont indisciplinées, elle décide de les emmener avec elle. Officiellement, elles seront vendeuses. Le frère de madame Tellier, qui est le seul à connaître l’activité de sa sœur, enrage…
Triste condition féminine
Il y a bien des thèmes à mettre en lumière dans cette histoire qui commence et finit dans la gaité, malgré des scènes douloureuses. L’atmosphère des maisons closes, les espoirs de ses pensionnaires, la méfiance ville-province, la peur de manquer d’argent... Avec son bagout, Catherine Jacob campe une Odile Tellier qu’on croirait sortie des pages du livre. “Ses” filles, trop jolies pour être crédibles, laissent voir leur détresse sous leur espièglerie. Pour elles, c’est le bordel ou la rue...
Maupassant, grand coureur de jupons, était aussi défenseur de la condition féminine, condamnée à la soumission. Malgré quelques longueurs et des mouvements de caméra brusques, le téléfilm délivre son cruel message.




































