Mis à jour 13-05-2008 17:58
Emballages : gare aux idées reçues
Une étude montre que pour déterminer l’impact d’un emballage sur l’environnement, il faut prendre en compte l’intégralité de son cycle de vie

Selon l'étude publiée par Tetra Pak France, choisir une brique de lait plutôt qu'une bouteille plastique, c'est économiser l'équivalent d'1/2 kilomètre en voiture.
Il n’est pas toujours évident de connaître le vrai impact de nos courses sur l’environnement. Concernant les emballages, petit à petit on s’applique à choisir les conditionnements en plus grand volume plutôt que les portions individuelles et à opter pour les produits les moins emballés. Mais qu’en est-il de l’impact des différentes sortes d’emballages - verre, plastique, brique - sur l’environnement ?
Selon une étude récente publiée par le fabriquant de biques alimentaires Tetra Pak France, la réponse à cette question n’est pas aussi automatique que l’on pourrait croire. Nous avons en effet tendance à évaluer l’impact d’un emballage sur la base de sa capacité à être recyclé. Or, de ce point de vue, c’est le verre qui arrive nettement en tête avec un taux de recyclage de 72% contre 51% pour les flacons en plastique et seulement 31% pour les briques (source : Ademe).
Quatre étapes pris en compte
L’étude réalisée pour Tetra Pak France par le cabinet bio intelligence service, pionnier dans le domaine des analyses des cycles de vie, montre toutefois que d’autres facteurs devraient être pris en compte dans le choix de nos emballages. L’étude tient compte de l’ensemble du cycle de vie d’un emballage, de sa fabrication, en passant par le conditionnement et le remplissage et par la distribution, pour enfin en évaluer la fin de vie, c’est-à-dire la collecte des déchets et leur traitement.
Les conclusions de l’étude brisent « le mythe environnemental du verre ». Malgré, un faible taux de recyclage, la brique serait en effet plus écolo de la bouteille en verre et de la bouteille en plastique d’un litre. Lorsqu’on achète un jus de fruits en brique, l’emballage est responsable de l’émission de 87g de CO2. Ce sont 129g pour une bouteille en plastique et 345g pour une bouteille en verre. « Choisir d’acheter une bouteille en verre de jus de fruits plutôt qu’une brique, c’est émettre l’équivalant en CO2 de près de 2 kilomètres en voiture », rappelle Tetra Pak. « Et si chaque année, tous les consommateurs français achetaient leur jus en brique ? Ce seraient 94 600 tonnes de CO2 économisées, soit 15 400 tours de la terre en voiture ou bien 1 758 transports Terre/Lune. » Impressionnant !
Cette étude prouve à quel point chaque geste compte. Pas seulement le choix de l’emballage, mais du fait de le trier et, encore mieux, de l’éviter totalement quand c’est possible.











