Depuis dix ans, les professionnels de la santé suivent avec une attention particulière le diabète, dont le nombre de malades ne cesse d’augmenter. Selon l’étude Diabesis 2008, qui vient d’être réalisé par Novartis, 7.7% des 45 ans et plus sont touchés par un diabète de type 2. Cette maladie concerne davantage les hommes, les personnes en surpoids ou obèses et les citadins habitant la moitié est de la France.
Contrairement au diabète de type 1 maladie auto-immune, le diabète de type 2 (90% des malades) est lié à des prédispositions génétiques et au mode de vie. L’étude rappelle d’ailleurs que le diabète de type 2 est fortement corrélé au surpoids et à l’obésité. Pourtant, si l’hérédité est un facteur bien identifié chez les malades, les autres causes semblent bien plus floues. Selon l’étude Diabesis, un tiers des Français de plus de 45 ans ne connaissent pas les facteurs favorisant le diabète. Le surpoids n’est cité que comme la quatrième cause du diabète et par seulement 15% des répondants. De même, très peu de personnes citent le manque d’exercice physique.
Selon cette enquête, l’âge moyen auquel le diabète est diagnostiqué se situe à 55 ans. Une fois le diagnostique posé, seul un diabétique sur deux perçoit la gravité de sa maladie. Avec 57% qui considèrent le diabète comme une maladie grave, les femmes se montrent plus anxieuses que les hommes.

Hygiène de vie
Les Français diabétiques modifient avant tout leur habitude alimentaire. La majorité estime plutôt bien s’adapter à cette nouvelle hygiène de vie : 53% arrêtent le grignotage, 53% réduisent la consommation d’aliments gras et 48% font l’impasse sur les produits sucrés. Mais, environ un tiers s’autorisent des écarts et 23% déclarent ne pas se priver sous prétexte qu’ils prennent des médicaments. Niveau activité physique, le message a du mal à passer. Seuls 11% des diabétiques réussissent à se bouger davantage.
Côté traitement, 10% des diabétiques peuvent se contenter d’un régime. Les 90% restant prennent des médicaments. Parmi ceux-ci, 73% sont traités avec des antidiabétiques oraux, 10% prennent en plus de l’insuline et 7% ne sont traités qu’avec de l’insuline. Les traitements sont plutôt mal tolérés puisque deux diabétiques sur trois souffrent d’effets indésirables. Parmi ceuxs-ci : maux de ventre et problèmes intestinaux (34%), symptômes hypoglycémiques (24%), fringales (19%)… Pourtant, les diabétiques suivent plutôt bien (83%) leur traitement. Quelque 40% estime même que la maladie ne les gêne pas dans leur vie quotidienne.