" La mode et la santé ne font pas bon ménage. Pour rentrer dans un 34 - qui est la taille standard des modèles de couturier-, on s’affame forcément. Mais on ne va pas le dire. A l’époque, je faisais 49 kilos pour 1,84 mètre. On ne m’a jamais dit que j’étais trop maigre. J’étais persuadée de ne pas avoir de troubles du comportement alimentaire, pourtant j’avais de graves carences.

Loin de son image cool et rock’n’roll, le métier de mannequin est tellement anxiogène que l’on se met soi-même la pression, et qu’on ne fait plus qu’un repas par jour. En période de défilé, 95% des filles ne mangent pas le soir. Sans stigmatiser l’extrême maigreur, il faut alerter sur le fait que les mannequins, aussi équilibrées soient-elles quand elles débutent, ont rapidement des troubles alimentaires, sans nécessairement devenir anorexique. "