Danser n’aura jamais fait autant de bien… à la planète. L’entreprise hollandaise The Sustainable Dance Club (SDC) s’apprête à ouvrir la première boîte de nuit verte émettant 50% de CO2 de moins qu’un établissement traditionnel. « Le but du jeu, c’est de faire du clubbing une activité plus durable et par cela même, d’intéresser plus les jeunes aux enjeux écolos. Nous voulons montrer qu’agir pour l’environnement ne veut pas dire moins de fun », explique Michel Smit, directeur de projet à SDC.

L’idée date de 2006 lorsque Enviu, organisation international pour l’élaboration de solutions environnementales et sociales durables basée aux Pays-Bas, et l’atelier d’architecture Döll ont commencé à travailler sur ce sujet. Leur rencontre a conduit à une grande fête en octobre 2006 autour du thème du clubbing durable. Avec 1 400 entrées, la soirée affichait complet. À la suite de ce succès, SDC a été crée et le projet d’une véritable boîte de nuit durable a commencé à se développer.

Générer de l’électricité
L’élément phare de ce projet est la piste génératrice d’énergie. Le concept est simple : transformer le mouvement des danseurs en électricité. Le Dj a intérêt à assurer car plus le public se déchaînera, plus le compteur électrique tournera vite ! Le mécanisme se base en effet sur deux couches. Les gens dansent sur la première qui « encaisse » l’énergie produite et le sol bouge sous le poids des danseurs (1cm d’oscillation environ). Ce mouvement vertical est transformé en mouvement circulaire et transféré à une couche inférieure qui recueille l’énergie produite. « Nous arrivons à la dernière phase de recherche et développement et les nouveaux dalles seront livrés début avril », se félicite Michel Smit.

Malgré l’originalité de cette technologie, elle ne suffit pas toute seule à réduire l’empreinte environnementale d’un club. « Cent personnes qui dansent une nuit entière ne pourraient alimenter qu’une grosse lampe pendant 5 minutes », explique Michel Smit… dommage. On peut toute fois alimenter des led, des petites installations, ou encore renvoyer l’énergie visuellement au Dj pour qu’il surveille le pouls de la soirée… et le public aussi.

Pour qu’une boîte soit durable, une panoplie de solutions doit alors être intégrée. Au-delà des incontournables panneaux solaires et mini éoliennes, le Sustainable Dance Club travaille sur d’autres idées : un toit végétalisé qui sert à la fois de terrasse relaxante et pour récupérer l’eau de pluie pour les toilettes. Un système de récupération de la transpiration pour alimenter les chasses d’eau est également à l’étude. Enfin, un système de compensation carbone « trees to dance » (des arbres pour danser) fonctionne déjà pour les clubbers les plus soucieux de l’environnement. Si l’idée vous branche, rendez-vous le 1er septembre à Rotterdam pour l’inauguration de SDC.