Mis à jour 01-04-2008 00:37
Le bio a du goût
Depuis 9 ans, Pierre et sa compagne se sont convertis au bio

Pierre, converti au bio depuis 9 ans.
Photo : DR
Pierre, 47 ans, n’a pas attendu le grand réveil de l’écologie pour se mettre au bio. Depuis 9 ans déjà, avec sa compagne Francine, ils s’approvisionnent en produits biologiques pour leur nourriture, mais aussi pour les cosmétiques et les produits d’entretien de la maison.
« Je ne suis pas militant écolo, ma démarche vient plutôt du plaisir », explique-t-il. «On a perdu le goût des choses et nous nous sommes habitués à consommer des cochonneries… On ne sait plus faire de la cuisine, pourtant ce n’est pas compliqué de préparer une vraie tarte aux poireaux façon Colette. La pâte faite à base de farine bio, c’est une vraie pâte : elle a du goût !» s’exclame-t-il.
Consommer autrement implique pour Pierre de s’intéresser plus à l’origine des produits, s’alimenter en fonction des saisons et rencontrer les maraîchers proches.
Pour le vin, par exemple, il va « chez le caviste du coin qui connaît les producteurs, il va les voir. Il y a des vignerons qui travaillent la terre à l’ancienne sans utiliser des pesticides qui ne ont pas labellisés bio ».
Ecologie et santé
Au-delà du goût, pour Pierre consommer du bio c’est aussi un choix pour l’environnement et la santé. « Les produits de nettoyage sont moins crades et moins nocifs et fonctionnent aussi bien, assure-t-il : ce que tu utilises pour laver ton linge et ta vaisselle, c’est ta santé à toi. »
Et le coût ?
Ancien ouvrier en aéronautique, Pierre est actuellement au chômage et suit une formation pour se reconvertir dans l’herboristerie.
Il reconnaît que certains produits, notamment la charcuterie et la cosmétique, sont plus chers en bio, mais pour lui, c’est une question de priorités : « C’est un choix. Je n’ai pas d’Internet, pas de voiture, pas de crédit… mon téléphone portable, je l’ai depuis cinq ans », constate-t-il.
« Nous sommes esclaves du marketing qui crée des désirs. On invente des produits soi-disant pour nous faciliter la vie, mais ce n’est qu’un bonheur artificiel. »













