Les conditions de travail sont difficiles. Il pleut beaucoup, la végétation est dense, les champs très pentus dans cette région montagneuse. Comme les surfaces cultivées sont petites, les agriculteurs sont obligés de faire du bon café. Afin d’en améliorer encore la qualité, ils font des recherches permanentes. Ils ont ainsi remarqué que le café cultivé à l’ombre et à côté de certains arbres était meilleur. En 2007, ils ont obtenu la certification biologique.

Pourquoi ce commerce est-il équitable ?

Le revenu des producteurs regroupés en coopératives est fixe même si le cours du café à la bourse de  New-York baisse : 119 dollars les 100 livres auxquels viennent s’ajouter une prime biologique de 20 dollars et une prime sociale de 15 dollars. La prime sociale, versée à la coopérative permet de construire des écoles, des hôpitaux... Les conditions de vie des producteurs se sont ainsi bien améliorées. De plus, les consommateurs occidentaux s’intéressent à leur travail, la présence de nos reporters sur place le prouve et cela est très important pour eux. Les enfants sont scolarisés. Pourtant, après l’école, ils aident leurs parents mais ils ne sont pas exploités.

Une question demeure : les producteurs de café continuent à cultiver illégalement la coca. Comment les convaincre d’y renoncer ?