Cette fois-ci sera la bonne. Annoncé partant chaque été depuis de nombreuses années, Sidney Govou, le joueur de l'Olympique Lyonnais, a livré ses envies d'ailleurs, son mal-être et son ras-le-bol des méthodes de Claude Puel, son entraîneur, dans un entretien accordé au journal l'Equipe daté de ce mercredi matin. Une interview qui risque de faire des vagues, voire de conduire à des sanctions à l'encontre du joueur, même si le responsable de la communication du club, Olivier Blanc, contacté par Metro France, "ne pense pas" qu'il y en aura, préférant en rire : "si vous, vous voulez le sanctionner, allez-y !"
Au mois de juin, Sidney Govou sera en fin de contrat. Ce qui signifie qu'il sera libre de signer où bon lui semblera cet été sans que son club ne touche un centime sur le transfert. Il est d'ailleurs déjà libre de négocier avec les clubs intéressés. Mais avant l'entretien de ce mercredi, l'incertitude planait toujours quant à son avenir.
Il faut dire que le joueur avait déjà laissé planer la menace d'un départ à maintes reprises par le passé. Mais le joueur, natif du Puy-en-Velay, n'a jamais joué ailleurs qu'à l'OL, le club qui l'a formé. Donné partant à quasiment chaque intersaison, Govou avait toujours fini par laisser parler son attachement et rester au bercail.
"Je ne vois pas la logique"
"J'ai déjà pris ma décision depuis longtemps", a-t-il cette fois lancé d'entrée. Avant de confesser : "Même si je sais qu'il ne faut jamais dire des choses comme ça, je ne vois pas ce qui pourrait me donner envie de rester." La messe semble donc dite. En début de saison, l'entraîneur de l'OL, Claude Puel, avait fait de Govou son capitaine. Le déclic aurait eu lieu à la fin octobre.
Après une énième révélation par la presse d'une soirée bien arrosée à laquelle il a pris part, le joueur a été destitué de son brassard et poussé par le club à présenter des excuses publiques. Ce qu'il n'a toujours pas compris : "Curieusement, j'ai joué le lendemain puis quatre jours après et, sportivement, ça n'a pas eu de conséquences. Du coup, je ne vois pas la logique. J'ai l'impression qu'on ose jamais me dire les choses ici."
Au passage, il en profite pour égratigner son entraîneur, avec qui le courant n'est jamais passé. "Je n'aime pas cette gestion humaine. Là, cette façon de tout contrôler, ce n'est pas moi. (…) Je m'y plie mais je regrette le manque de discussion." Le président Aulas en prend aussi pour son grade lorsqu'il déclare vouloir "juste prouver sur le terrain." Façon aussi d'insister sur le caractère irrémédiable de sa décision. Concernant son point de chute, l'international se verrait bien… au PSG. Pour le foot, vraiment ?






































