Que représente pour vous cette reconnaissance ?
ça me fait vraiment plaisir.  C’est quelque chose que je ne recherche pas. J’essaie juste d’être naturel, je n’aime pas me mettre en avant. Je vis mon sport, qui est ma passion, de manière assez simple. Peut-être est-ce ce que les gens apprécient chez moi ?

Votre 6e titre mondial fut-il le plus difficile à décrocher ?
Peut-être le plus difficile mais aussi au final le plus beau. Le premier reste toujours dans la mémoire. Quand on est pilote, on rêve de gagner le titre. Et lorsqu’on y arrive, on a l’impression d’avoir accompli quelque chose. Mais celui-ci a été vraiment très disputé. Hirvonen s’est montré rapide et régulier. Tout se joue dans la dernière spéciale du dernier rallye. Quand c’est tendu jusqu’au bout, on l’apprécie encore plus.

Que ce soit aussi difficile vous donne envie de continuer ?
Oui mais avant tout parce que j’aime ce que je fais. J’ai la chance tout simplement de pouvoir vivre
de ma passion. J’en profite donc au maximum.

On a beaucoup évoqué votre arrivée en F1 en 2009. Le challenge reste-t-il d’actualité ?
Pas vraiment non. J’avais eu cette opportunité de rouler déjà fin 2008. J’avais fait des temps plutôt sympas pour un débutant. Ce qui avait donné l’idée à Red Bull de me faire courir en Grand Prix. C’était une opportunité que je ne pouvais pas refuser. Je savais aussi qu’il était très difficile de faire un résultat sans expérience. Il n’y a pas de regrets à avoir car je n’avais pas d’ambition de carrière.

Vous commencez à imaginer la fin de votre carrière ?
Forcément j'y pense. C'est beaucoup plus difficile de passer de l'autre côté. On a l'habitude de voyager, d'avoir des sensations fortes. Pour l'instant, je ne suis pas prêt. Je ne planifie pas  beaucoup, je marche au feeling. Tant que le jeu en vaut la chandelle, je continuerai.