Ils ne se connaissent pas et pourtant, bien des choses les rapprochent. À commencer par un état d'esprit guerrier (certains diraient un caractère de cochon) qui leur aura valu de faire carrière, mais aussi pas mal de remontrances de la part des arbitres et des instances dirigeantes. Respectivement au PSG et à l'OM depuis cet été, Zlatan Ibrahimovic et Joey Barton étaient annoncés suspendus pour le Clasico du 27 février en huitième de finale de la Coupe de France (trois jours après une première confrontation en L1). Avant que la Ligue de football professionnel (LFP) n'avoue s'être trompée et les autorise à jouer. Une occasion qu'ils devront à tout prix saisir.

Pour comprendre ce revirement de dernière minute, il faut d'abord savoir qu'un joueur est automatiquement suspendu après avoir reçu trois cartons jaunes en dix matches officiels disputés sur le territoire français. C'était le cas du Suédois dimanche à Sochaux (défaite du PSG 3-2) et de l'Anglais samedi contre Valenciennes (victoire de l'OM 1-0). Sauf que des hommes, déjà sous le coup d'une suspension avec sursis, avaient déjà purgé leur peine au deuxième avertissement, contre Toulouse le 23 janvier (victoire du PSG 3-1) pour l'un et à Évian le 10 février (1-1) pour l'autre. Un détail qu'avait oublié la LFP au moment de son annonce.

"On ne peut pas comparer l'OM au PSG"

Les deux hommes prendront donc part à la double confrontation entre leurs deux clubs. Une nouvelle qui doit les ravir, eux qui ne jurent que par la tension enivrante de ces grands matches. D'autant qu'ils ont aujourd'hui des choses à prouver. Auteur de trois buts en sept matches en 2013, le géant suédois soigne toujours ses stats. Mais s'il se sacrifie plus pour le collectif, il est bien moins étincelant dans le jeu qu'en début de saison. Ses inspirations sont devenues rares, et sa lenteur conjuguée à une nonchalance apparente irrite les supporters. Lui qui aime tant être mis en avant se retrouve ainsi à l'ombre d'un Lavezzi resplendissant et d'un Beckham dont les médias ont instantanément fait leur coqueluche.

Le cas de Barton est un peu différent. À la fin 2012, son activité incessante sur le pré lui avait permis de s'imposer comme titulaire. Mais en ce début d'année, l'Anglais est à la traîne dans chaque duel et compense par sa brutalité. Sans le forfait de Cheyrou, il n'aurait sans doute eu aucune chance de disputer ces Clasicos, la recrue Romao lui ayant chipé sa place. Une situation qui fait presque de lui un miraculé à l'heure de ferrailler contre le grand rival de l'OM, dont Barton a déjà adopté les us et coutumes. La preuve avec cette déclaration (de guerre) datant d'il y a un mois : "On ne peut pas comparer Marseille au PSG. Quand on perdait 3-1 à Sochaux, aucun supporter n'a quitté le stade. A Paris, les fans partent à dix minutes de la fin." Même quand leur équipe mène contre l'OM ?