Pathétique sur la pelouse, inexcusable en tribunes ? Entre une peu glorieuse 12e place en L1, une humiliation à domicile face à l’OM (0-3) et des supporters en guerre ouverte, le PSG ne semble pas prêt à s’offrir beaucoup de répit en son quarantième anniversaire.
Son président Robin Leproux convoqué mardi au ministère de l’Intérieur est attendu dans les prochains jours au secrétariat d’Etat aux Sports.
Pris dans la tourmente, le jeune président du club a pallié au plus urgent : fermeture des locaux mis à disposition des associations de supporters et suspension de la vente de billets " jusqu’à nouvel ordre", pout tout déplacement.
"Dans le Parc, on arrive à contenir, mais pas à endiguer cette violence, mais en dehors du stade, le PSG ne peut pas se transformer en policier." Robin Leproux, président du PSG.
Un supporter grièvement blessé dimanche
En cause, les affrontements entre supporters parisiens lors de l’avant-match du "clasico", dimanche soir, achevés par le lynchage de Yann L., 38 ans et supporter du kop de Boulogne. Victime de fractures multiples et de deux arrêts cardiaques, il était toujours plongé mardi soir dans un coma artificiel à l’hôpital Beaujon de Clichy. Un drame qui n’est que le dernier acte d’une guérilla ouverte entre les deux virages du Parc.
"C’est une lutte de prééminence qui se joue entre tribunes, à laquelle s’ajoute une dimension politique", constate Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste du supportérisme.
"Jusqu’à la dissolution des Boulogne Boys (avril 2008), le virage historique était considéré comme le mieux structuré et le plus violent aussi. Mais depuis le virage Auteuil a pris de l’ampleur. Et a contrario de sa tradition pacifique, des jeunes plus violents, prêts à répondre à Boulogne, ont émergé à Auteuil. Résultat : la violence est décuplée et les affrontements récurrents."
Reste à savoir si ce cercle vicieux peut être stoppé. "En changeant de politique vis-à-vis des supporters et en punissant réellement les actes graves", pense Nicolas Hourcade.
Dimanche, vingt personnes ont été interpellées. Six étaient toujours en garde à vue mardi soir. Dix autres ont été placées sous contrôle judiciaire.





















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