Il y a deux semaines, personne ne donnait cher de l'Olympique Lyonnais. Les Gones avaient pourtant créé l'exploit en l'emportant (1-0) face aux stars du Real Madrid en huitième de finale aller de la Ligue des Champions. C'est avec cette avance non négligeable qu'ils aborderont la seconde manche, ce mercredi soir à Santiago Bernabeu, bien que cet avantage d'un but ne suffise pas à effrayer des Espagnols qui en ont vu d'autres.

Une chose est sûre : il y aura un avant et un après Real Madrid dans la saison 2009-10 des Lyonnais. L'an passé, au même stade de la compétition, ces derniers avaient tenu tête au Barca à Gerland avant de s'effondrer lors du retour en Catalogne (5-2). Une claque dont ils n'ont pu se remettre, laissant Bordeaux prendre le large en championnat. Cette saison, l'OL a donc tout intérêt à croire en ses chances pour conserver le bel élan pris en L1 après sa victoire face au Real.

Douce euphorie
En face, les Madrilènes ne doutent pas un instant de leur qualification. Cela fait pourtant cinq ans que les joueurs de la Maison blanche – club le plus titré en Ligue des Champions avec neuf trophées remportés – n'ont plus passé les huitièmes de finale. D'autant que les Lyonnais n'ont jamais perdu à Madrid, où ils ont arraché deux nuls en deux déplacements. Un résultat qui serait synonyme de qualification ce mercredi soir.

Mais de cela, le Real Madrid n'en a cure. Menés 0-2 à domicile samedi dernier, les joueurs ont finalement arraché une victoire 3-2 face à Séville, devant une foule en délire, reprenant la tête de la Liga au Barca et créant un climat de douce euphorie dans toute la ville. Ajoutez à cela les 250 millions d'euros dépensés par le président Perez cet été pour recruter les deux derniers Ballons d'or et le fait que la finale se jouera à Madrid cette saison, et vous comprendrez que l'équipe ne peut faire autrement que s'imposer. Le défenseur Sergio Ramos, buteur face aux Bleus au Stade de France le 3 mars dernier, a même déjà annoncé le score : "Nous allons gagner 3-0 et tout le monde sera satisfait."