Mais que ce fut dur ! Les Lyonnais ont souffert hier sur la pelouse du Real Madrid avant de tenir l’exploit. Dès la sixième minute, la phrase de Ronaldo lâchée lundi - “A nous de montrer aux Lyonnais qui commande à Bernabeu” - prenait tout son sens. Sur un côté gauche où il avait été muselé à l’aller, le Portugais a fait parler sa technique et sa vitesse. Après avoir déposé Cris, qui avait visiblement oublié de détacher la caravane, “CR9” trompait Lloris en glissant le cuir entre ses jambes.

A la mi-temps, le score n’était que de un à zéro. Un miracle tant les Madrilènes avaient la maîtrise du jeu. Si Lloris n’avait pas à plusieurs reprises fait rempart et que le poteau ne s’était pas mêlé à l’affaire face à Higuain, seul devant le but vide (le tournant du match), l’OL aurait certainement bu la tasse. Mais le Lyon n’avait pas encore rugi et la seconde période était toute désignée pour.

Complètement débridé voire métamorphosé, Lyon montrait un visage bien plus combatif. Les hommes de Puel, mieux organisés et plus solides défensivement, devenaient pour la toute première fois incisifs et dangereux. Le Real, lui, n’arrivait qu’à développer un jeu étonnamment insipide. Puis Pjanic fut. Profitant d’une déviation dans la surface de Lisandro, le milieu de l’OL fusillait Casillas à la suite d’un enchaînement contrôle-frappe de toute beauté. A 1-1, Lyon tenait enfin sa qualification, et renvoyait le Real et ses airs supérieurs aux vestiaires.