Szarzewski et Bastareaud ont laissé leurs coéquipiers de club pour retrouver le XV de France à Marcoussis. Une manière de tourner la page et d'oublier l'humiliation infligée par Toulouse, samedi (29-0). Eux ont eu la chance d'avoir été ménagés par le staff tricolore. Mais hier, les joueurs du Stade Français se sont retrouvés pour préparer le déplacement à Brive dans deux jours, en essayant d'occulter les prochaines retrouvailles dans un mois avec ces mêmes bourreaux toulousains (en Coupe d'Europe).
Mais d'ici le 11 avril et à cinq matches de la fin de la saison régulière, les Parisiens vont éprouver leur capacité de résilience, ce concept de psychologie qui consiste à savoir rebondir après une expérience traumatisante. Laissés fanni sur la pelouse du Stade de France, qui désormais tient plus d'un champ de bataille encore fumant que d'un écrin magnifique pour fêtes rugbystiques, les joueurs parisiens ne sont pas tombés les armes à la main... ils les avaient oubliées au vestiaire, à l'infirmerie (Papé, Marconnet, Parisse) ou prêtées aux sélections nationales (Haskell). Quand les soldats n'ont pas été mises hors d'état de "profiter" (Dupuy et Attoub suspendus depuis le match face à l'Ulster) par les instances de l'ERC.
Cette lourde défaite - la 4e à domicile - stigmatise-t-elle les limites atteintes par le club parisien ? La question se posera certainement, mais pour l'instant, "la bête" n'est pas encore morte. Barragiste pendant deux journées seulement, le club parisien - en concédant samedi sa 9e défaite de la saison - compte désormais sept points de retard sur le premier candidat aux phases finales. Mais plus qu'une absence en demi-finale (une première depuis huit ans), c'est la place dans le coeur de la capitale, que peuvent perdre les hommes au maillot rose. S'ils ne s'arrachent pas dans un sprint désespéré qui passe par la Corrèze vendredi, puis par le terrain du champion de France, Perpignan, et qui se termine lors de l'ultime journée par la réception du... Racing Métro.






































