Mais qui donc sera le prochain sélectionneur de l'équipe de France ? C'est la question à 20 000 euros que se pose depuis des mois toute la France du foot. Et à laquelle vient peut-être de répondre, bien malgré lui, le président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes. Car, dans une déclaration que rapporte le journal Sud-Ouest daté de lundi, il a révélé son choix à demi-mots…

Zone d'ombre
"Laurent Blanc est sous contrat jusqu'en 2011. Il reste quatre rencontres de Ligue 1. Il faut le laisser travailler en paix. Après, il décidera. Personne ne peut choisir à sa place." Si Jean-Pierre Escalettes espérait cacher le fait que l'entraîneur de Bordeaux était son premier choix, c'est raté. Pas la peine d'avoir fait de longues études pour comprendre que les deux dernières phrases du président de la FFF pourraient bien signifier que Laurent Blanc a déjà reçu une proposition…

La dernière zone d'ombre résiderait alors dans le choix de Laurent Blanc. Les Girondins de Bordeaux connaissent une fin de saison désastreuse. Cela pourrait-il influer sur sa décision ? Et dans quel sens ? Son principal concurrent au poste, Didier Deschamps, a en tout cas confirmé dimanche sur Canal + qu'il serait toujours l'entraîneur de l'OM la saison prochaine. Avant de glisser malicieusement : "Laurent Blanc est le meilleur candidat à la succession de Raymond Domenech."

Plus grand monde
Michel Platini, le président de l'UEFA, a récemment émis le même avis. Le fait que tout le monde soit d'accord sur un nom est, a priori, tout sauf un problème… sauf si celui que l'on surnomme "le Président" venait à refuser le poste. Et dans ce cas, tout laisse à penser que la FFF serait bien dépourvue… Car passé ces deux grands noms, il ne reste plus grand monde. Luis Fernandez, qui s'était auto-déclaré candidat, vient d'accepter de coacher Israël, tandis qu'Alain Giresse, le favori de Raymond Domenech, a pris les rênes de la sélection du Mali.

Reste Alain Boghossian, adjoint du sélectionneur actuel, mais sans la moindre expérience pour ce poste, et Jean Tigana, qui n'a plus entraîné une équipe depuis le 14 mai 2007 et son départ mouvementé du Besiktas Istambul. Quant à Gérard Houiller, il a déjà signifié à plusieurs reprises ne pas désirer quitter son poste de Directeur technique national pour revenir mettre les mains dans le cambouis sur un banc de touche. Alors que les Bleus souffrent du désamour de leur public, d'une période sportive moribonde et d'une affaire de mœurs qui n'en finit plus, Jean-Pierre Escalettes se serait peut-être enlevé une grosse épine du pied en parvenant à rester un peu plus discret.