Depuis le début de la saison, cinq matches ont fait l'objet de débordements violents de supporters. Les derniers en date samedi : Grenoble-Rennes (0-4) et Nice-Monaco (1-3). Alors que sur la Côte d’Azur, des “fans” tentaient d'envahir le carré VIP, dans l’Isère, c'étaient, encore une fois, des bombes agricoles et des fumigènes qui atterrissaient aux pieds du gardien rennais. Pour l'instant, aucun blessé n'est à déplorer lors de ces rencontres interrompues par l’arbitre… mais jusqu'à quand ?

Une nouvelle commission mise en place
Pour en finir, l'arrêt définitif du match avec sanction à la clé pourrait être une solution. Interrogé à ce propos, Bernard Saules, le président de l’Union nationale des arbitres, avoue être “circonspect”. “Platini avait gagné une Coupe d'Europe lors du drame du Heysel (39 des morts), rappelle-t-il. Pour autant, le match s'était joué. Platini avait dit à l'époque : ‘Si on n'avait pas joué, peut-être que ça aurait été pire’, donc…” Antoine Fournier, directeur du développement du GF38, nous avouait regretter “le comportement de ces supporters qui n'en sont pas", ajoutant : “Le club met tout en œuvre pour combattre ça. Le GF38 a déposé plainte contre ces individus.” Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, a promis de rencontrer cette semaine les pouvoirs publics, tandis que Roselyne Bachelot, la ministre des Sports, annonçait à RTL qu'une commission pour combattre la violence avait été confiée à Dominique Rocheteau. La chasse aux hooligans est ouverte en Ligue 1.