Chaque saison, la Direction technique nationale rend public le classement des centres de formation des clubs professionnels. Et comme chaque année depuis 6 ans, le Stade rennais figure dans le trio de tête (3 fois 3ème, 1 fois 2ème et 2 fois 1er dont l'une cette année).
Le club breton est le premier club de Ligue 1 à intégrer ses jeunes talents dans son groupe pro, le premier en sélection de joueurs évoluant dans les équipes de France et le deuxième au niveau des résultats sportifs et des examens scolaires. En somme, la renommée de l'école rennaise n’est plus à démontrer. Sa "griffe" comme celle d'autres clubs français est même reconnue à travers les plus grands pays européens. Et c'est là que le bât blesse.
Le Championnat anglais est à l'affût. Il veille, approche et rafle. La Premier League n'a aucun scrupule à se saisir des espoirs formés en France, surtout si ces derniers n'ont pas encore signé de contrat pro. On se souvient en 1998 des Rennais Dabo et Silvestre, encore stagiaires, partis à l'Inter Milan.
A l'époque, l'indemnité de formation de 4,27 millions par joueur obtenue par le club breton n'avait fait que chatouiller les "bonne mœurs" anglaises. Les clubs anglais continuent donc à "voler" les jeunes pousses des écoles de foot, mais aujourd'hui, les clubs français attaquent et gagnent. Début septembre, l'affaire concernant le Lensois de 16 ans Kakuta s'est conclue par l'interdiction donnée à Chelsea de recruter jusqu'en 2011.
S'en sont suivis les cas Pogba (Le Havre contre Manchester United) et Hélan (Rennes contre Manchester City). "Il va falloir que Manchester City assume, a prévenu Pierre Dréossi le manageur Rennais. Notre dossier est encore plus solide que celui de Lens." La rébellion lancée par la France a donné des idées.
La Fiorentina a déposé plainte contre Manchester United pour des raisons identiques. Le week-end dernier, le vent soufflait désormais sur l'Espagne. Des rumeurs laissaient entendre que Kaîs, petit prodige lyonnais de 7 ans avait été recruté par le FC Barcelone. Depuis, l'information a été démentie par les catalans… mais attention, les Anglais attendent au coin du bois.






































