L’OM a attaqué cette rencontre comme on voudrait que ce soit le cas à chaque fois : le couteau entre les dents. Pour l’occasion, Didier Deschamps avait décidé de laisser Niang sur le banc pour mettre en place un trident de pointe composé de Valbuena-BenArfa-Brandao. Diablement efficace, surtout quand Cheyrou, notamment, vient se mêler aux hostilités. Et face à l’accumulation des attaques olympiennes, les Valenciennois prennent vite le parti de se recroqueviller dans leur moitié de terrain.
Le couperet va tomber grâce à un geste de haute volée de l’homme en forme de ce début de match : sur un centre venu de la gauche, Ben Arfa a le coup de génie, dans la surface, d’ajuster une talonnade au millimètre pour Lucho venu en boulet de canon dans son dos : l’Argentin ne laisse aucune chance au valeureux Penneteau (1-0).
D’habitude, l’OM, dès qu’il mène, se replie doucement. Pas ce dimanche soir. Au contraire. A la 43e minute, Ben Arfa, décidément très inspiré, renverse le jeu vers Taiwo isolé. Le Nigérian centre vers Lucho qui domine Abardonado de la tête pour une remise vers Brandao (excellent hier) qui inscrit le deuxième but d’un tir en pivot (2-0).
En seconde période, l’OM revient sur le terrain avec les mêmes intentions. Si Ben Arfa et Valbuena s’entendent à merveille, pour ne pas se faire oublier, c’est pourtant Cheyrou qui va aggraver le score. A la 53e minute, le poumon de l’OM inscrit le troisième but d’une frappe à ras de terre qui trompe Penneteau après avoir été déviée. C’est donc totalement contre le cours du jeu que Valenciennes réduit la marque à la 69e minute (3-1).
Loin de faire douter les Marseillais, ce but ne change pas la physionomie du match. A la 77e minute, Valbuena remet à nouveau la tête sous l’eau aux visiteurs en déposant une bijou de frappe du droit des 25 mètres (4-1). Pour couronner le tout, dans les arrêts de jeu, c’est Niang, rentré en cours de match, qui achève le festival de la soirée (5-1).





































