Ce lundi matin à 10 heures débutera au large de Valence, une des régates les plus extravagantes de l’histoire de la voile.
Un duel inédit de multicoques entre deux monstres des mers : le maxi-catamaran suisse Alinghi, defender de la Coupe de l’America, et son challenger américain, le trimaran géant Oracle doté d’un mât aile de 70 mètres de haut. Sur le plan d’eau espagnol, le climat est délétère. Les deux propriétaires des bateaux, les milliardaires Ernesto Bertarelli (Alinghi) et Larry Ellison (Oracle), se vouent une haine tenace.
Chacun d’eux a englouti près de 100 millions d’euros dans ce défi technologique devenu un duel d’ego. Jusqu’au bout les déclarations de “guerre” des deux syndicats ont laissé planer le doute sur le déroulement de la compétition. Les Américains accusant notamment le syndicat suisse de ne pas respecter les règles du “Deed of Gift”, le texte fondateur de la course du XIXe siècle, avec leurs voiles moulées aux Etats-Unis.
La justice new-yorkaise doit statuer dans les prochaines semaines sur leur plainte. Au final, le résultat sur l’eau pourrait être inversé sur tapis vert.




































