Vous n'êtes pas trop aidé par le tirage au sort depuis le début saison sur terre battue ?
C'est sûr. J'ai réussi quelques bons matches mais à chaque fois je tombe sur des clients. A Rome, la semaine dernière, Djokovic était plus fort que moi. A Barcelone, je cède face à Gulbis qui a fait trembler Nadal.

Que vous manque-t-il pour pouvoir rivaliser ou tout au moins accrocher ces joueurs ?
Mon problème pour l'instant, c'est que je n'arrive pas à enchaîner les parties concluantes. A l'entraînement, les sensations sont bonnes. Je crois qu'il me manque ce supplément de confiance. Quand on l'a, on joue plus libéré, on lâche ses coups, on tente davantage, notamment contre des "gros". J'ai eu un début d'année on va dire compliqué avec des pépins de santé et une blessure au poignet. Ce sont des périodes qu'il faut apprendre à gérer. Ça m'a pas mal gêné.


A Rome, vous avez assisté à une messe du Pape. C'était pour conjurer le mauvais sort ?
Non, non. Je n'avais jamais été au Vatican. L'ATP organisait un déplacement durant le tournoi de Rome pour les joueurs. C'était l'occasion ou jamais. Je ne suis pas pratiquant. Maintenant dans le sport, tout le monde est un peu croyant et superstitieux. Chacun a ses petits trucs pour prendre de la confiance là où elle est.

La terre vous a plutôt réussi jusqu'ici…
J'aime ça. Depuis que je suis tout petit, je m'entraîne dessus. Mon jeu s'exprime bien sur cette surface. J'ai gagné mon premier Grand Prix sur cette terre (Stuttgart en 2009 - ndlr), j'ai bien joué à Roland il y a deux ans (il avait battu Nalbandian - ndlr). J'ai encore trois semaines devant moi pour régler mon jeu et arriver à Paris regonflé. Ce tournoi est une belle récompense pour les joueurs français. On a la chance de disputer un Grand Chelem chez nous. La pression, on l'a tous. Et nous un peu plus car on a tous à cœur de bien jouer devant nos familles, nos amis et notre public.