Ca devrait pouvoir le faire. L'Olympique de Marseille et le LOSC ont toutes les cartes en main pour négocier au mieux leur huitièmes de finale retour respectifs en Europa League. A l'aller, les Marseillais étaient allés tenir en échec (1-1) à Lisbonne les joueurs du Benfica, tandis que Lille était parvenu à battre (1-0) à Villeneuve-d'Ascq le Liverpool FC, véritable mastodonte européen.
La qualification en quart est donc tout à fait abordable, face à des adversaires qui ne semblaient pourtant pas l'être au moment du tirage au sort. Pour l'OM d'abord, dans une affiche rappelant de bien mauvais souvenirs à ses supporters. En 1990, les Phocéens avaient été éliminés en demi-finale de Ligue des champions sur un but de la main de Vata. Un épisode qui avait valu à Bernard Tapie une de ses plus célèbres fulgurances : "Ce soir, moi j'ai compris comment on gagne une coupe d'Europe."
Benfica ne la remportera pas, au contraire de l'OM trois ans plus tard. Ce qui n'a sans doute pas atténué la soif de revanche des supporters marseillais. Ils pourraient ne pas avoir à attendre plus longtemps que jusqu'à ce jeudi soir (coup d'envoi à 19h). Car si le club marseillais reste sur deux nuls décevants en L1, sur l'ensemble de l'année 2010, force est de constater qu'il tient une forme olympique. Dans le sillage, notamment, d'un Hatem Ben Arfa retrouvé, auteur du but de l'égalisation à l'aller. En pleine confiance, et dans leur antre du Vélodrome, les Marseillais savent qu'ils n'ont plus qu'à "finir le boulot", dixit Benoît Cheyrou.
Objectif majeur
Pour le LOSC, l'enjeu dépasse même le stade du simple règlement de comptes. Face aux Reds de Liverpool, les joueurs de Rudy Garcia ne sont plus qu'à un match de réaliser le plus grand exploit de leur histoire européenne. Si le fait de ne pas avoir encaissé de but à domicile à l'aller devrait leur assurer une certaine sérénité au moment du coup d'envoi (ce jeudi soir, 21h), ils savent également qu'un petit but d'avance ne permet pas de se rendre dans la mythique enceinte d'Anfield Road avec l'idée en tête de jouer un match de gala.
Eliminés au premier tour de la Ligue des champions et à la traîne en championnat, les Reds vivent une saison noire. Raison de plus pour faire de l'Europa League un objectif majeur. Leur vaillant capitaine, Steven Gerrard, devrait comme à son habitude répondre présent lors de ce grand rendez-vous. Mais celui que les Lillois devront surveiller comme le lait sur le feu, c'est surtout Fernando Torres. Le redoutable buteur espagnol, dont la saison est minée par des blessures à répétition, est revenu en grâce lundi en inscrivant un doublé face à Portsmouth. Au moins, les Dogues auront été prévenus.





































