“L’objectif, c’est que l’équipe de France gagne”, a rappelé jeudi Laurent Blanc à Clairefontaine. Une lapalissade lourde de sens car les Bleus sont attendus au tournant. La sélection doit se faire pardonner, tant sportivement qu’humainement. Un succès contre la Biélorussie permettrait enfin de clore le chapitre du fiasco de Knysna, car “c’est à travers les victoires que l’image des Bleus se refera une santé”, dixit Zidane.

Mais la mission n’est pas encore remplie, et pour cause. “Ces derniers temps, on a oublié ce qu’était la victoire”, a tristement reconnu Sagna, le latéral droit. Il espère néanmoins la retoucher du doigt au Stade de France. “On travaille plus dur à l’entraînement.” Il faut entendre là, plus dur que sous le commandement de Domenech. Toutefois, les Bleus ne sont pas à l’abri d’une contre-performance même face à cette modeste inconnue – jamais la France n’a rencontré la Bielorussie — qui pointe à la 78e place Fifa.

D’autant que Blanc est encore confronté à de lourds chantiers. S’il pense avoir trouvé sa charnière défensive (Rami-Mexès), celle-ci doit encore acquérir des automatismes. “On espère qu’il y aura une bonne opération (ce soir) pour ajouter de la confiance à ces joueurs qui en ont besoin, puisqu’ils ne se connaissent pas beaucoup”, souligne Blanc, qui ne sait pas encore à qui il offrira le brassard. “Il me faut du temps pour connaître les hommes qui en sont capables”, affirme-t-il.

Le coach doit aussi trouver son onze type. Mais les blesures (Nasri, Cabaye, L. Diarra et peut-être Benzema) et les suspensions (Evra, Ribéry, Toulalan et Gourcuff) l’en empêchent encore. Selon lui : “L’état d’esprit et l’envie sont là. Maintenant, il reste le plus important : essayer de les traduire sur le terrain.”