Le Dakar n’aura pas été clément avec David Casteu. Le Français a lourdement chuté à 90 kilomètres de la fin de la 2e spéciale la plus longue de cette édition.

Dans le nord du Chili, les pilotes étaient prévenus, après s’être requinqués à Copiapo, les pistes caillouteuses de l’Atacama jusqu’à Antofagasta allaient être sélectives. Le Niçois l’a appris à ses dépens en tombant de sa 450 Sherco alors qu’il suivait, dans le lit d’une rivière asséchée, le héros local et vainqueur de l’étape du jour, le Chilien Francisco "Chaleco" Lopez.

En heurtant un rocher, aveuglé dans un "fesh-fesh" (un nuage de stable stagnant), l’affable patron du Team Casteu Adventure qu’il avait créée six mois plus tôt voit son Dakar s’achever cruellement.

Profondément entaillé au niveau du haut de la cuisse droite, il a été transporté au bivouac de cette 5e étape : "J’ai eu peur que le cale-pied ne sectionne une artère, alors j’ai immédiatement déclenché la balise". A 35 ans, celui qui fut le premier amateur au classement du Dakar en 2005 (avec une 13e place au général) participait à son 8e Dakar, son quatrième en tant que pilote professionnel.

L’optimisme chevillé au corps, l’ancien patron de magasin de motos était pourtant parti sur les chapeaux de roue et occupait jusqu’à aujourd’hui, la 2e place du général après avoir remporté la première étape. Dans l’hélicoptère qui l’évacuait au bivouac, malgré "une faute d’appréciation" et une fin de rallye "sévère", le pilote qui avait devancé le règlement prévoyant la disparition des 690cc en 2011 pour les pros en s’engageant avec une 450cc dès cette année, l’a promis : "Je reviendrai".