Ca démarre fort. Malgré un retour en force de l'Espagnol David Ferrer en fin de match, Gael Monfils a trouvé les ressources pour résister (7-6 [7/3], 6-2, 4-6, 5-7, 6-4) et permettre à la France de prendre la tête après la première manche de son quart de finale de Coupe Davis contre l'Espagne. Au terme d'une rencontre riche en rebondissements ce vendredi à Clermont-Ferrand.

En début de match, le Parisien fut impérial, dans un style offensif adapté à la rapidité de la surface laissant croire à un succès facile. Mais dès que Ferrer arrêta de subir, Monfils se mit à enchaîner les fautes. Le numéro 12 mondial s'est toutefois attelé à prouver que sa réputation de joueur tenace n'était pas usurpée, entamant une remontée spectaculaire qui semblait le conduire vers la victoire.

Pour son troisième match de Coupe Davis seulement, Monfils a fait preuve de caractère. Le mauvais jeu de service de l'Espagnol aidant, il s'est clairement détaché dès le début du cinquième set. La fin du suspense ? Non, car, alors qu'il servait pour le match à 5-3, il eut la mauvaise idée de se faire breaker... avant de conclure dès le jeu suivant sur la mise en jeu de son adversaire.

"Je suis allé au bout de moi-même. J'ai toujours continué à croire en moi. Guy (Forget) m'a dit d'être agressif et de faire le jeu. Mais Ferrer est un joueur solide qui ne donne rien. Je suis un peu fatigué, mais c'est pour la bonne cause", expliquait-il dans la foulée d'un succès plus que bienvenu. Avant de concéder, sourire en coin : "C'est un peu une revanche après mon mauvais Roland-Garros."

Le fait que Ferrer avait, avant cela, remporté huit de ses dix derniers matchs de Coupe Davis en dit long sur la signification d'une telle victoire. A Michael Llodra de la rentabiliser en fin d'après-midi dans le deuxième simple qui l'opposera à Fernando Verdasco.

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