Il fallait que la France choisissent son poison. Hier, après avoir sombré dans la stupeur face à la Nouvelle-Zélande (70-82), les hommes de Vincent Collet vont se frotter au plus "violent" : la Turquie, invaincue jusqu'à présent et hôte de ce Mondial. Pourtant, les Tall Blacks n'avaient a priori pas grand chose à voir avec leurs illustres collègues du rugby.

13e nation FIBA, une 4e place accrochée il y a huit ans au Mondial garnissait l'étagère et un début de Mondial correct ne laissait pas envisager le scénario d'Izmir. Les Français, coupables d'une entrée en matière calamiteuse, soldaient même le 2e quart temps sur un 22-5 pitoyable. C'était à se demander s'il s'agissait des mêmes joueurs qui avaient renversé l'Espagne en ouverture du tournoi!

Naïfs, dépassés dans l'intensité physique, les Bleus ont même laissé Kirk Penney, le meilleur marqueur de ce Mondial, inscrire la bagatelle de 25 points. C'est même l'ancien joueur des Clippers qui évolue désormais dans le très confidentiel Championnat néo-zélandais qui a inscrit le shoot à trois-point assorti du lancer-franc.

Une réussite insolente bien aidée par la défense lymphatique des Bleus relègue les coéquipiers de Batum (seulement 6 points hier) à douze points d'écarts. La seule satisfaction de la soirée se résume au huitième de finale très chaud dont ont écopé les Grecs face au champion du monde espagnol "grâce" à la contre-performance de l'équipe de France. Une revanche - mesquine - du dernier Euro.

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