40 milliards de dollars investis, des millions de mètres cubes de sable déplacés, une marina artificielle gagnée sur la mer et prête à accueillir les yachts les plus luxueux venus de Dubaï à seulement une heure du circuit, un futur parc à thème de 200 000 m2 entièrement dédié à Ferrari... Yas Marina, ultime étape d'un Championnat du monde déjà joué, est un mirage apparu aux portes du désert en seulement trente-trois mois. Avec plus de démesure (un hôtel 5* futuriste surplombant la piste, une sortie des stands spectaculaire qui s'effectue par un tunnel...) et de bling-bling que Bernie Ecclestone lui-même peut en rêver. A Abou Dhabi, la ville la plus riche du monde, le grand argentier de la F1 va en prendre plein les mirettes : le départ sera donné dimanche à 17 heures, heure locale, sous un soleil de plomb, pour s'achever sous les étoiles... Du jamais-vu ! Voilà pour la forme... Sur le fond, le tracé de Yas Marina dispose de la plus grande ligne droite du calendrier (1,248 kilomètres), d'une section “en ville” et enfin, d'un passage au milieu de la marina que ne renieront pas les fans de Monaco. La sortie des stands est si vicieuse, qu'Anthony Davidson, le pilote essayeur de Brawn GP, s'y est crashé à seize reprises sur son simulateur. Si, sportivement, le duel pour la 2e place entre Vettel (Red Bull) et Barrichello (Brawn GP) se révèle être le dernier enjeu de cette saison, visuellement, Abou Dhabi devrait être le premier GP d’une nouvelle ère.