Mis à jour 08-08-2009 18:57
Fuite d'un oléoduc: les associations écologiques réagissent
Les associations écologiques ont vivement réagi suite à une fuite de pétrole dans une réserve naturelle des Bouches-du-Rhône
La fuite, vendredi, sur un oléoduc qui a laissé s'échapper 4.000 m3 de pétrole dans la réserve naturelle de Coussouls de Crau (Bouches-du-Rhône), a été qualifié de "désastre écologique" par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno, venue constater les dégâts sur place vendredi.
Une nappe de pétrole s'est répandue sur deux hectares dans cette réserve considérée comme la dernière steppe sèche d'Europe qui accueille sur une largeur de 7.400 hectares une faune exceptionnelle.
Laurent Tatin, l'un des responsable de la réserve naturelle, a réagi en pointant vendredi les risques concernant la destruction de l'écosystème et un impact sur certaines espèces spécifiques à la réserve, notamment le criquet de Crau et le Ganga Cata".
Pour Benjamin Kabouche, le directeur de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), il s'agit d'un "crime écologique" qui ne restera pas "impuni", a-t-il déclaré à l'AFP. M. Kabouche a par ailleurs fait part de son inquiétude concernant le tracé de cet oléoduc "qui traverse la moitié de la France et passe essentiellement par des espaces naturels", a-t-il précisé.
L'association écologique Greenpeace a, quant à elle, rappelé "l'urgence et la nécessité de la mise en place de systèmes de sécurité renforcés, notamment sur des zones situées près du littoral".
Ce pipeline relie Fos-sur-Mer à l'Allemagne. On ne connaît pas encore la raison pour laquelle une fuite est apparue. Pour le déterminer, une enquête a été ouverte par le parquet de Tarascon.
Cité par le Monde.fr, le garde de la réserve, Guillaume Paulus s'est étonné que la Société du Pipeline Sud-Européen (SPSE), qui gère l'oléoduc, ne se soit pas aperçue du problème avant son appel téléphonique. M. Paulus s'est interrogé sur la capacité de la société "à détecter rapidement un incident de ce type".












