Vous habitez près des aéroports ? A proximité d'un axe routier ? L'observatoire Bruitparif a lancé mercredi un site Internet inédit permettant à chaque Francilien d'avoir des oreilles… partout dans la Région. En temps réel, Rumeur vous rapporte les niveaux sonores enregistrés par trente stations permanentes disséminées ainsi que 300 autres mesures réalisées au cours des cinq dernières années. La Région comptera, fin 2012, 56 stations, puis 80 à la fin de 2014, notamment près des grandes infrastructures de transports routiers et ferroviaires. Toutes seront intégrées au site Rumeur.
Temps réel
L'utilisation du nouveau portail est relativement simple. En vert figurent les mesures en cours, que l'on peut suivre en temps réel ou remonter chronologiquement, par exemple pour connaître l'ampleur des nuisances perçues durant la nuit précédente. En bleu foncé figurent celles qui sont achevées, et en bleu ciel, des mesures plus anciennes. A chaque mesure est associée une cause, dont les principales sont le trafic routier, le bruit généré par les aéronefs des aéroports d'Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle, le bruit ferroviaire et les activités industrielles.
Sept stations à Paris
Parmi les trente stations de Bruitparif, sept sont situées à Paris intramuros (notamment place Saint-Michel, boulevard périphérique côté XXe arrondissement, quai François Mauriac, place Stalingrad). Les autres sont réparties sur les grands axes de circulation des départements d'Ile-de-France, captant par exemple les bruits d'hélicoptères de l'héliport d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), ceux générés par les festivités du stade de France (Seine-Saint-Denis) ou encore les nuisances aériennes au-dessus du Val-d'Oise et de Seine-et-Marne.
Les mesures calculent les bruits instantanés, les pics d'origine aérienne ou les moyennes sur une journée ou un mois. Rumeur permet notamment de constater à quel point les niveaux de décibels à certains stations se maintiennent à toute heure du jour et jusque tard dans la nuit.
Plan régional sur dix ans
La Région va soumettre au vote du conseil régional, jeudi, un nouveau plan de lutte contre le bruit, premier facteur de nuisance aux yeux, ou plutôt aux oreilles, des Franciliens. Un investissement évalué à 30 millions d'euros par an sur dix ans permettra notamment de cofinancer des écrans antibruit le long des axes routiers, des couvertures de routes ou d'autoroutes et des murs antibruit aux abords de certaines voies ferrées.

































