Les militants et les mal logés étaient entrés en catimini dans cet ancien siège social du bijoutier Histoire d'Or la semaine dernière. Sur place depuis une semaine, l'expulsion de la quarantaine d'habitants était peu probable. Manuel Valls leur a donc donné satisfaction ce mardi soir, en annonçant au cours du Grand Journal de Canal+, que l'immeuble, de 2.000 mètres carrés, ne serait pas expulsé par les forces de police.
"Cet immeuble ne sera pas évacué, mais il faut en revanche trouver des solutions concrètes", a affirmé le ministre. Ce type de solutions (...) peut satisfaire pendant un moment, mais la vraie solution c'est que chacun puisse avoir un toit". Interpellé par une mère de famille mal-logée, le ministre lui a répondu qu'elle n'était pas "hors-la-loi puisque le logement c'est un droit inscrit dans la loi".
Les réquisitions vont commencer
Le ministre de l'Intérieur a ensuite aligné sa position sur celle de sa collègue du Logement, Cécile Duflot, en précisant que le gouvernement allait réquisitionner des bâtiments vides. Une prcédure "longue", selon Cécile Duflot, qui a précisé fin décembre qu'elle devrait aboutir à la fin de l'hiver.
Lundi, le Dal et Jeudi noir avaient annoncé la "réquisition" d'un bâtiment désaffecté de 2000m2;, situé 2 rue de Valenciennes dans le 10ème arrondissement de Paris, où une soixantaine de personnes, dont 14 familles et 25 enfants, sont installées depuis le 29 novembre.






























