Le spectacle n'aura rien à envier aux années précédentes. Lundi soir, à 18 heures, l'actrice Mélanie Laurent déclenchera les illuminations des 415 arbres des Champs-Elysées. Une teinte ambrée scintillera sur 2,2 kilomètres, clin d'œil à l'année France-Russie, cette dernière étant une grande amatrice d'ambre.
Un événement "majeur" pour les commerçants, selon Edouard Lefebvre, délégué général du Comité des Champs-Elysées. "Durant les illuminations, la fréquentation est multipliée par deux." Un événement immanquable, mais qui ne peut plus se passer de l'étiquette écologique. "Depuis que l'on a abandonné les ampoules classiques pour les diodes électroluminescentes il y a quatre ans, la consommation a baissé de 90%." En outre, les commerçants vont recycler pour la première fois les calicots bordant l'avenue, qui seront transformés en sac de shopping dès le mois de janvier.
L'heure est à l'écologie, et surtout à l'économie. Pour les Champs-Elysées, les illuminations sont estimées à plus d'un million d'euros, financées par les commerçants, leurs sponsors et la Ville. En période de crise, la Ville a décidé de réduire sa part, à 120 000 euros. Sur l'ensemble des illuminations qui débutent cette semaine jusqu'à janvier dans 125 rues parisiennes, les subventions aux commerces avoisinent les 750 000 euros.
"Ces aides ont été réduites du tiers, explique Lyne Cohen-Solal, adjointe au commerce. La priorité va aux quartiers les plus en difficulté. Cela dit, les coûts de ces illuminations restent très lourds. Ce n'est pas parce que la Ville subventionne qu'il ne faut pas faire un effort sur les tarifs des prestataires". Cette année, certains quartiers favorisés comme la place Vendôme ne bénéficient plus de l'argent public.
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