Pas toujours acceptée, la dépression est pourtant assez courante chez les femmes après un accouchement. Celles-ci doivent renoncer à leur situation de jeune fille pour devenir mère. Une étape délicate, qui peut entraîner une dépression. Souvent, elles ont peur de ne pas être à la hauteur : “La vie est transformée avec un bébé, le couple aussi. Une fois à la maison, la fatigue quotidienne se fait ressentir”, explique le docteur Linda Morisseau, pédopsychiatre et chef de service à l’Institut de puériculture de Paris. Selon Linda Morisseau, le baby blues “est un syndrome courant, qui survient deux à trois jours après l’accouchement”. La mère devient hypersensible et inquiète, le temps de s’habituer à son nouveau-né.

Une aide peut être nécessaire
La naissance peut également entraîner le “post-partum”, une forme de déprime différente du baby blues. Ses symptômes sont ceux de la dépression : trouble du sommeil, perte d’appétit, etc. Survenant dans la première année suivant l’accouchement, il touche de 10 à 20% des femmes, entraînant parfois une relation douloureuse entre la mère et l’enfant. Un suivi avec un professionnel doit alors être envisagé.
Pour aider la mère, mais aussi les personnes de son entourage (père, grand-parents …) dans la relation parent-bébé, l’association Enfance et Partage a mis en place un numéro anonyme et gratuit, “Allo Parents bébé”.

N° Vert : 0 800 00 34 56
www.alloparentsbebe.org
www.enfance-et-partage.org