Alors que de nouveaux cas ont été confirmés en Europe, un bébé de 23 mois est décédé aux Etat-Unis. Tandis que le président américain Barack Obama a qualifié l’épi­démie de “préoccupante”, l’OMS réunissait ce mercredi une “séance de suivi scientifique” et étudiait la possibilité de “passer à la phase 5” si certains cas endogènes (des individus qui ne se seraient pas rendus au Mexique) étaient confirmés.

“Il est clair que le virus s'étend et nous n'avons vu aucun signe de ralentissement” de sa propagation, a expliqué ce mercredi le numéro deux de l'OMS, le docteur Keiji Fukuda. En France, le Premier ministre François Fillon, a affirmé ce mercredi à propos des deux cas probables de grippe porcine dans l’Hexagone que “la probabilité était extrêmement importante”.

La psychose progresse
Si, pour l’heure, l’OMS n’a pas recommandé de restreindre les déplacements, puisque “le virus s’est déjà propagé”, plusieurs pays ont déjà pris des dispositions. Cuba et l’Argentine ont suspendu les liaisons aériennes avec le Mexique. La France va elle aussi demander ce jeudi à l’Union européenne de suspendre les vols. D'im­portants voyagistes canadiens, comme leurs homologues français la veille, ont également rayé le Mexique de leurs destinations.

De son côté, l’Egypte a ordonné hier “l'abattage immédiat” des 250 000 porcs du pays, tandis que la Russie, la Chine, l’Ukraine, la Thaïlande, l’Indo­nésie, le Liban, Bah­rein, la Croatie, la Serbie et le Montenegro ont déjà suspendu leurs importations en provenance du Mexique ou des Etats-Unis.

Pour ne pas ajouter à la confusion, l’OMS a de nouveau indiqué ce mercredi vouloir appeler la grippe porcine “nouveau virus de la grippe”. “On a donné une mauvaise connotation con­cernant la consommation de porc” en parlant de grippe porcine, a expliqué la commissaire européenne à la Santé, Androulla Vassiliou. Or, “la consommation du porc est tout à fait sûre, à condition que cette viande soit cuite”.