Fabienne Jégu commente les chiffres du rapport annuel 2008 relatifs à l’emploi des PH.
Le handicap est-il toujours une source de discrimination dans l’emploi ?
Oui, en 2008, on a enregistré 7788 réclamations. Soit une hausse de 25% en un an. La moitié concerne des problèmes dans l’emploi. Et plus de 850 sont des discriminations relatives à la santé et au handicap dans le cadre de travail.
Quels types de discriminations liées au handicap constatez-vous ?
Parmi les plus récurrentes, il y a le refus d’accès à l’emploi dans la fonction publique, car si le médecin agréé par l’administration estime que l’état de santé ou le handicap sont susceptibles d’entraîner un congé de longue maladie, il déclare cette personne inapte à devenir fonctionnaire. Beaucoup de réclamations sont également liées à des problèmes de maintien dans l’emploi, certains employeurs refusant d’aménager les postes de travail ou de reclasser les salariés devenus inaptes.
Quelles sont les entreprises les plus discriminantes?
Sur ce terrain, les secteurs privés et publics sont au coude à coude. On trouve aussi bien des employeurs qui, en toute bonne foi, déclarent ne pas connaître la législation applicable aux situations de handicap, que des entreprises plus avancées sur le sujet qui essaient insidieusement de contourner la loi.
Quelles actions menez-vous envers les entreprises mises en cause ?
A chaque fois que cela est possible, si le réclamant est d’accord, nous privilégions la voie du règlement amiable. La plus adaptée lorsque des personnes doivent continuer à partager leur quotidien au travail. Si le plaignant a déjà engagé un recours, par exemple devant le conseil des prud’hommes, on peut aussi présenter des observations devant la juridiction. Enfin, nous pouvons faire des recommandations à l’employeur mis en cause afin qu’il modifie ses pratiques.










































