Prendre un coup de jeune et sculpter sa silhouette sans recourir à une opération chirurgicale lourde est possible grâce à la médecine dite esthétique. Cette discipline concurrence la chirurgie esthétique, dont l’activité serait en baisse de 10 à 20% en 2009, quand la médecine esthétique devrait continuer de croître d’environ 12% par an d’ici 2013.


Le recours à cette médecine, "c’est la recherche de la beauté avec des moyens médicaux non invasifs ", explique le Dr Xavier Latouche, coauteur de La médecine esthétique (Hachette pratique). Les techniques employées sont diverses : injection de collagène et d’acide hyaluronique pour combler les rides, greffe de cheveux, épilation définitive au laser, utilisation de fils tenseurs sous-cutanés pour donner du peps à un visage et un cou qui s’affaissent, destruction de la graisse par le recours aux infrarouges, etc.


"En France, quelque 1000 dermatologues, médecins généralistes, gynécologues, chirurgiens généralistes et esthétiques effectuent des actes de médecine esthétique", explique le Dr Daniel Morin auteur de Médecine esthétique et sciences de la longévité pour tous (Ed. Margeride). Réalisés dans l’intimité des cabinets, ces actes hautement techniques ne sont pas sans risque. Des formations spécifiques existent, que Daniel Morin souhaite voir sanctionnées par un diplôme national. Des discussions avec les ministères de la Santé et de l’Education supérieure sont en cours.