Pour l’emploi, le vert est bien couleur d’espoir. Selon une étude réalisée en juin 2009 par le Boston Consulting Group, les mesures du Grenelle créeraient 600 000 emplois à l’horizon 2020. En 2007, le Commissariat général au développement durable estimait que 400 000 personnes exerçaient déjà une éco-activité.
“Il faut être prudent, car ces chiffres ont été donnés avant la crise, nuance David Ascher, directeur d’emploi-environnement.com. Mais il y a une vraie croissance des métiers verts.” Quelques nouveaux métiers ont émergé : installation de panneaux solaires, maintenance d’éoliennes, conception de bâtiment à basse consommation… “On voit aussi réapparaître des métiers oubliés comme les responsables santé-hygiène-environnement en entreprise”, souligne Franck Laraud, chargé de la formation au sein du cabinet de recrutement Socotec.
Mais la plupart sont des adaptations de spécialités existantes : performance énergétique des bâtiments, énergie, traitement et acheminement de l’eau, gestion des déchets… “Les éco-activités, ce n’est pas toujours très sexy”, reconnaît David Ascher. Les personnes qui veulent travailler au contact de la nature ou qui se spécialisent dans la biodiversité vont au devant de désillusions.
Hormis quelques profils de management de haut niveau (directeur du développement durable) ou certains métiers publics (conseillers en environnement dans les collectivités), les métiers verts sont plutôt réservés aux profils techniques ou scientifiques.


































