Mis à jour 05-05-2009 23:12
"Le jour où j'ai fait du polo sur un éléphant"
Notre reporter est partie avec Daily Explorer pour un périple nourri de visites, de rencontres et... d'épreuves

Après le fiasco de l'épreuve de rickshaw, enfin la reconnaissance grâce au polo sur éléphant...
Photo : © Claire Cousin
Carnet pratique
La Transindia,
12 jours /3450 euros
Départs de Paris et de Nice avec la compagnie Swiss International Air Lines
Daily Explorer
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La Transindia
S'initier à la fabrication des biddies ou encore donner la réplique à des acteurs de Bollywood font partie des activités proposées durant la Transindia
Oubliez les vacances en bus climatisé. Sur la Transindia, un périple entre New Delhi et Bombay, les transports locaux font (vraiment) partie du voyage : aujourd’hui les cahots du rickshaw, le vrombrissement du bus scolaire, l’indolence du vieux train à vapeur et bien sûr les poils durs de l’éléphant n’ont plus de secrets pour moi. Et comme tout étranger plongé dans l’effervescence du trafic en Inde, j’ai cru mourir dix fois.
A bord des Ambassadors
Mais les véritables compagnons de route, ce sont les voitures Ambassadors qui assurent l’essentiel du trajet. Réputées increvables, ces guimbardes des années 50 redémarrent, en cas de souci, à l’aide d’un simple coup de pied (parole de femme de maharadjah).
Munis d'un road book
Conçu par Daily Explorer, le concept de ce séjour inédit mêle découvertes culturelles, rencontres avec la population, surprises et… séries d’épreuves. Parce qu’on ne se contente pas de joindre un point à un autre. Munis d’un road book, les participants sont organisés en petites équipes de 3 ou 4 personnes qui s’affrontent, en toute décontraction.
Un chauffeur intraitable
C’est après la visite d’une école, où j’ai laborieusement tenté de parfaire mon écriture lacunaire de l’hindi, que les choses sérieuses ont commencé. Conduire un rickshaw dans New Delhi ? Un jeu d’enfant, pensai-je, confiante, à la vue de cette sorte de vélo-carriole servant de moyen de transport. L’idée était d’inverser les rôles, le chauffeur prenant la place du passager. Sauf qu’au vu de mes performances, le mien (de chauffeur) n’a jamais voulu monter à l’arrière. Au final, le résultat de mes zigzags fut assez pathétique et me valut une note tout à fait médiocre.
Des divinités par milliers
Qu’à cela ne tienne, l’épreuve suivante nécessitait une agilité d’un autre genre. Repérer à l’aide d’une carte les ruines d’un ancien puits, y chercher une statuette puis faire correspondre une série de cartes représentant des divinités avec leur définition, cela paraissait dans mes cordes. Mais là encore, mon équipe fut la seule à se tromper, quand toutes les autres réussirent un sans-faute. Heureusement j’eus l’occasion de relever un peu la tête, lorsqu’il fallut acheter des offrandes (et négocier leur prix) en vue de la visite au temple. J’évitai les faux pas et pus écouter sans rougir les explications du brahmane sur les subtilités liées à son rang.
L'heure de gloire approche
Mais mon heure de gloire approchait. En route vers Jaïpur, la Ville rose, Monsieur Singh nous accueillit sur son domaine, royaume des éléphants joueurs de polo. Après une rapide démonstration par des professionnels, ce fut notre tour. Une courte échelle me permit de me hisser sur le dos de l’impressionnante bestiole et je me retrouvai perchée à plus 2m de hauteur, désespérément agrippée à une sorte de licol et tout étonné de découvrir un pachyderme au dos clairsemé de poils épais et drus. Une expérience improbable. Contre toute attente, je marquai plusieurs buts (avec l’aide discrète et efficace du cavalier assis devant moi) et notre victoire fut sans appel.
Dormir dans les palais
Ce soir-là, je profitai d’un repos bien mérité. Et si les palais des maharajas reconvertis en hôtels n’ont pas forcément le statut grand luxe, ils n’ont rien à envier à la modernité de nos établissements les plus design : véritables trésors d’architecture grimpant vers le ciel, souvent labyrinthiques, certains de ces palaces, à couper le souffle, raniment les rêves de princesse de la moindre touriste en sac à dos mou et pataugas marron.
Un thé avec le Maharadjah
Entre deux épreuves, les rencontres se succèdent : du thé pris en compagnie d’un maharaja au cours de cuisine suivi sous la houlette d’une famille indienne, en passant par le repas partagé avec les moines jaïns (voir encadré), la population ouvre grand ses portes.
Mais il est l’heure de reprendre la route, les cinq sens désormais bien éveillés. Une séance de yoga nous attend face au Taj Mahal, dont le site a été pour l’occasion déserté par la foule. Impossible ? Si, si mais chut, c’est un mystère : la Transindia réserve quelques surprises…
Voir la vidéo du polo à dos d'éléphant





