Les étudiants vont devoir réviser leurs fondamentaux : se nourrir de manière erratique et d’aliments gras n’est pas avoir une alimentation équilibrée. Sauter le petit-déjeuner et ne pas respecter l’injonction de manger cinq fruits et légumes par jour non plus.

L’enquête de l’USEM (Union nationale des mutuelles étudiantes régionales) rendue publique lundi révèle que 60% des 12 070 étudiants interrogés estiment manger équilibré. Pourtant, 44% des étudiants sautent le petit déjeuner en semaine, repas le plus important de la journée. Un étudiant sur cinq ne prend que deux repas par jour, faute de temps (54,2%), d’appétit (59%), ou de moyens financiers (12%).

Et le contenu de l’assiette est englouti à la va-vite, le plus souvent en moins de 30 minutes. Ce rythme alimentaire déstructuré est propice aux petits creux : 95% des étudiants grignotent entre les repas. Et la pomme est délaissée au profit de produits transformés, gras et sucrés.

D’ailleurs, 14% des étudiants ne mangent ni fruits ni légumes. Cela représente 315 000 jeunes sur une population étudiante de 2.5 millions de personnes. Pourtant, en dépit d’une hygiène alimentaire qui laisse souvent à désirer, les étudiants français souffrent moins d’obésité que le reste de la population. On ne compte parmi eux que 2% d’obèses (contre 14,5 % dans la population) et 9,3% de personnes en surpoids (contre 31,9 %).

Près de la moitié des étudiants (47ù dont 59% de filles) sont préoccupés par le chiffre qu’indique leur balance. Les étudiants en langues, en socio, en psycho et en filière littéraire sont surreprésentés dans cette catégorie, contrairement aux étudiants en sciences et en école d’ingénieur.