La diarrhée tue à travers le monde plus d’enfants que le sida, le paludisme et la rougeole réunis. Environ 1,5 million d’enfants succombent chaque année à des maladies diarrhéiques selon un rapport publié mercredi après-midi par l’UNICEF et l’Organisation mondiale pour la santé (OMS).
Chaque année, quelque 2,5 milliards de cas de diarrhée sont recensés chez les moins de cinq ans, dont la moitié en Afrique et en Asie du sud. Quinze pays recensent à eux seuls les trois quarts des décès liés à la déshydratation provoquée par la diarrhée. En tête de liste, on retrouve l’Inde, le Nigéria, la République démocratique du Congo, l’Afghanistan et l’Ethiopie.
Dans les pays en développement, seuls 39% des enfants de moins de cinq ans atteints de diarrhée bénéficient d’une réhydratation orale et d’une alimentation continue, nécessaires à un prompt rétablissement. Bien que très efficace, l’utilisation de tablettes de zinc dans le traitement de la diarrhée reste « largement inconnue dans la plupart des pays en développement », souligne le rapport.
Une manière simple de lutter contre ce fléau est de se laver les mains au savon, geste qui réduirait d’environ 40% l’incidence des maladies diarrhéiques. Problème : les pays les plus touchés par les diarrhées connaissent de graves pénuries d’eau, ont un système d’assainissement inadéquat (l’eau y est insalubre) et 2,5 milliards de personnes dans le monde ne disposent pas d’installations sanitaires en nombre suffisant. En 2006, « dans les pays en développement, environ un habitant sur quatre pratiquait la défécation n’importe où en plein air ». Rien qu’à l’échelle de l’Inde, cela représente 665 millions de personnes.



































