Jérusalem est de ces villes dont le nom se suffit à lui-même. Sa seule évocation réveille pêle-mêle bon nombre de nos fantasmes. Et on aurait tort de ne pas les assouvir tant elle se révèle fascinante. Dans une ville trois fois millénaire et trois fois sainte, le melting-pot religieux entre juifs, musulmans et chrétiens, et le poids de l’histoire créent un bouillonnement culturel incomparable.

• Dorures et kippa
Jérusalem mérite au moins deux jours de visite, à consacrer essentiellement à la vieille ville. Il faut y faire le chemin de croix du Christ. Les étapes de la “via Dolorosa” mènent jusqu’au Golgotha, le rocher de la crucifixion, aujourd’hui abrité dans une des chapelles de la basilique du Saint-Sépulcre, où se trouve aussi le tombeau du Christ. Au milieu des dorures et des ex-voto, le lieu ne fait pas forcément très authentique et son architecture n’est pas renversante. Mais il garde une vraie puissance évocatrice et vaut pour l’étonnante effervescence des croyants qui y circulent.

A quelques centaines de mètres, c’est une atmosphère plus calme mais non moins prenante, qui règne au pied du mythique mur des Lamentations, lieu le plus sacré du judaïsme. Kippa obligatoire, dans cette véritable synagogue à ciel ouvert. Mais pas besoin d’être juif pour y laisser une prière entre les pierres.

• Milliers de tombeaux
Le lieu dégage une sérénité, malgré les tensions régulières dont il est le théâtre. Juste au-dessus du Mur s’étend l’esplanade des Mosquées, à l’accès très encadré et très limité : pour les non-musulmans, c’est avant 11 heures du matin – heure de la prière – et c’est tout. Mais le détour par la mosquée Al-Aqsa et par le fameux Dôme du Rocher s’impose.

Evidemment, il faudra encore voir le mont des Oliviers, ses églises et ses milliers de tombeaux, dont celui de la Vierge. Seul bémol, selon son rapport à la religion, la visite du vieux Jérusalem peut se révéler parfois oppressante. Mieux vaut être prévenu.

Au-delà de ces passages obligés, Jérusalem a d’autres secrets à livrer aux visiteurs qui sauront en prendre le temps. Il faudra flâner dans la vieille ville, entre les remparts et la forteresse de David, s’arrêter çà et là dans les échoppes du souk. Et, dans la ville nouvelle, faire un détour discret par le quartier ultra-orthodoxe de Mea Sharim, par Yad Vashem, l’émouvant mémorial de la Shoah, ou par le musée d’Israël.

Carnet pratique : toutes les infos pour bien préparer votre séjour.
Y aller : Pour aller à Jérusalem, il faut atterrir à Tel-Aviv, allers-retours à partir de 250 euros depuis Paris. Depuis Tel-Aviv, des mini-bus, les “sherut”, rejoignent Jérusalem pour 6 euros.
Visa : Les Français peuvent passer jusqu’à trois mois en Israël sans visa. Ambassade d’Israël : 3, rue Rabelais (75008) à Paris. Téléphone : 01 40 76 55 00.
Monnaie : le shekel. 1 euro = 5 shekels.
Décalage horaire : 1 heure de plus en Israël.
Sécurité : Renseignements sur le site du ministère des Affaires étrangères, diplomatie.gouv.fr, rubrique “Conseil aux voyageurs”.