"Je suis contre la légalisation de la gestion pour autrui (GPA). Pour ceux qui y sont favorables, tout se passe comme si porter un enfant 9 mois dans son ventre pouvait se faire en occultant a priori les liens charnels et affectifs qui se nouent entre la femme et l’enfant qu’elle porte.
C’est comme si on autorisait des dénis de grossesse par la loi! Le ventre d’une femme serait assimilé à un sac qui, à un moment donné, va être vidé comme s’il n’avait été qu’un simple réceptacle. Or depuis des années, les études montrent que les échanges biologiques ou affectifs entre la mère et l’enfant ont un impact sur l’enfant.
Quelle sera la conséquence sur l’enfant de son abandon légalement programmé ? Il va être obsédé par son origine ! Par ailleurs, cela pose la question de la marchandisation du corps. L’argument du ‘don d’amour’ est contredit par les statistiques mondiales qui montrent que ce sont les femmes pauvres qui prêtent leur ventre."
Jean-Pierre Winter est co-auteur d’ "Abandon sur ordonnance, Manifeste contre la législation des mères porteuses" aux éditions Bayard, 2010.




































