L’année 2010 serait-elle celle du retour de l’embellie pour les ingénieurs ? Réponse a priori affirmative. Selon la dernière note de conjoncture de l’Apec, les offres ont progressé de 8 % par rapport à l’année précédente.


Côté fonctions, le bilan est contrasté. Si la production affiche une santé insolente, il n’en va pas de même pour les services techniques et la recherche et développement. “En termes de secteurs, l’énergie, notamment dans sa dimension ’renouvelable’, qui recrutait encore en 2009 malgré la tempête, va continuer sur un trend tout aussi favorable. Les ingénieurs en génie civil mais aussi ceux qui sont spécialisés dans les matériaux innovants écologiques pour la construction sont ainsi particulièrement plébiscités”, analyse Stéphane Gomez, directeur du pôle recrutement chez Bernard Julhiet Group, qui témoigne, par ailleurs, de la reprise de l’activité chez les cabinets de recrutement et les chasseurs de tête, “malmenés” ces derniers temps.


Ce que confirme Martine de Maintenant, responsable du pôle industrie chez Mercuri Urval : “Les entreprises vont recruter cette année, et ainsi retrouver de l’oxygène. Elles doivent de toute façon compenser les départs à la retraite qui vont s’accélérer en 2010.” Une bonne nouvelle pour les ingénieurs jeunes diplômés qui ont subi, ces deux dernières années, la prime aux profils confirmés. Elle souligne : “Ces cinq dernières années, une promo d’ingénieur se plaçait à 80 %. Or, on avait atteint le chiffre de 50 % en 2009. Il était temps que la tendance s’inverse.”