Même si tous les décrets d’application ne sont pas publiés, la nouvelle loi sur la formation professionnelle entérine deux changements majeurs pour les salariés.

Portabilité du dif
Un salarié quittant une entreprise conservera ses droits acquis au titre du droit individuel à la formation (vingt heures par an pendant six ans). S’il se retrouve au chômage, Pôle emploi pourra lui proposer d’user de ses heures de DIF pour se former. Il n’a rien à débourser. S’il est recruté ailleurs, il peut consommer ses heures DIF dans sa nouvelle entreprise. Durant les deux premières années, ses formations DIF sont prises en charge par l’Opca (organisme en charge de la collecte des fonds de formation) du nouvel employeur. Ce dernier peut refuser deux fois ces formations. “Passé ce délai, le salarié peut s’adresser au Fongecif, qui rend alors un avis favorable ou pas. S’il accepte, le salarié peut suivre sa formation DIF”, souligne Jérôme Lesage, directeur général de Place de la formation.


Entretien professionnel pour les seniors
Ce rendez-vous, obligatoire dans les entreprises de plus de 50 personnes, doit se
dérouler dans l’année suivant la 45e année du salarié. Cet entretien doit permettre d’informer le collaborateur de ses droits à réaliser un bilan d’étape professionnel, un bilan de compétences et, si nécessaire, une action de professionnalisation.