Ils parlent français avec un délicieux accent, sont fans de bonnes blagues et de hockey, mais ils n’ont rien à voir avec les Québécois. Regardez plus à l’est, vers une région maritime où pullulent les homards, vers le Nouveau-Brunswick ! Vous y trouverez des cousins éloignés, puisque c’est ici, en 1604, que l’explorateur français Samuel de Champlain fonda la première colonie européenne en Amérique du Nord, nommée Acadie. Voici quelques bonnes raisons d’aller dans cette province méconnue, au littoral superbe et aux habitants adorables.
L’Acadie d’antan
Le long des côtes du Nouveau-Brunswick vit un peuple qui résiste encore et toujours à l’envahisseur anglophone : les Acadiens. Ils sont fiers, à juste titre, de leur identité : dès qu’on arrive, leur drapeau, qui ressemble au nôtre avec une étoile jaune, flotte partout, quand ce ne sont pas les maisons et les phares qui sont peints ainsi. Il faut les entendre parler chiac, dialecte local, pour s’y perdre tout à fait, mais ils seront ravis de vous apprendre quelques-unes de leurs charmantes expressions.
Pour comprendre leur histoire, le Village historique acadien, près de Caraquet, donne une idée de la vie quotidienne des Acadiens de 1770 à 1939. Les “villageois” sont habillés et se comportent comme à l’époque de leur maison ; peut-être vous inviteront-ils à leur table pour une bonne fricassée de pommes de terre cuisinée avec les ustensiles d’époque. Plus loin, un tonnelier fabrique les tonneaux jadis utilisés pour conserver le poisson, la viande et le grain (virtualmuseum.ca). Pour goûter leur humour, c’est au pays de la Sagouine qu’il faut se rendre, à Bouctouche, où l’on rejoue grandeur nature l’œuvre d’Antonine Maillet, Prix Goncourt 1979 pour Pélagie-la-Charrette. Au petit théâtre de l’île aux Puces résonne le bagout de la Sagouine, un personnage devenu partie intégrante de la culture populaire (sagouine.com).
Enfin, on s’aperçoit vite que les parcs écologiques sont de première importance au Nouveau-Brunswick, comme l’île de Miscou ou l’éco-centre Irving de la dune de Bouctouche, un bel écosystème. A Kouchibouguac, qui signifie “rivière aux longues marées”, on peut louer un canoë et ramer vers les îles où paressent des centaines de phoques (à partir de la mi-mai environ). Ce parc national est un fascinant mélange de lagunes, de tourbières, d’estuaires et de marais salés, et ses 25 km de dunes de sable abritent le pluvier siffleur, une espèce menacée (www.pc.gc.ca). Il n’y a pas que les animaux qui se sentent bien dans ce pays.
































