Baisse du désir, absence de plaisir, trouble de l'érection, une étude IFOP montre que 45% des Français sont prêts à en discuter avec un médecin... sans vraiment passer à l'acte.
"Une première écoute"
Alors le camion de l'ADIRS, présent lundi à Lille, doit aider à franchir le pas. "C'est une première écoute, explique Francis Lefèvre, thérapeute-sexologue. On informe et on aiguille les gens en cas de besoin vers un spécialiste." Côté public, pas toujours facile d'évoquer l'intimité. Venue demander des conseils sur la façon de gérer l'éjaculation précoce de son partenaire, Laurence estime au contraire qu'il faut briser les tabous. "On doit en parler pour dédramatiser la chose. Je n'ai pas de gène avec ça. Qui a t-il de plus beau que l'amour ?"
Une part psychologique
La visite de l'ADIRS permet aussi de balayer quelques idées reçues. La baisse du désir est ainsi le plus gros souci des Français puisque cela concerne la moitié des personnes interrogées. « Parfois on pense aussi avoir des problèmes d'érection alors que c'est avant tout d'ordre psychologique », ajoute Francis Lefèvre. L'alimentation, l'alcool, le tabagisme jouent aussi beaucoup sur la virilité masculine.
Autre enseignement de la journée, les plus à l'aise pour parler sexe ne sont pas ceux que l'on imagine. Quand un ado pouffe de rire avant même la fin de notre question, Geneviève ne s'arrête plus lorsqu'elle évoque, «tout les plaisirs de la vie. » La sexagénaire est même très vexée d'apprendre que 17% des Français estiment que l'on ne fait plus l'amour passé 73 ans. « Et puis quoi encore, on peut aussi arrêter de respirer ! »



































